Cette semaine, l’éditeur de Windows a dévoilé deux pans de sa stratégie future en présentant Surface et la plateforme Windows Phone 8. L’ambition est simple : concurrencer Apple dans ses deux domaines de prédilection : les tablettes et les ordiphones. 

Du côté des téléphones, Windows Phone 8 est une nouvelle plateforme, qui ne sera disponible que sur de nouveaux appareils. Les Windows Phone existants ne pourront être mis à jour qu’en version 7.8, sans les améliorations techniques. En substance, Windows Phone 8 partage le même moteur que Windows 8, un peu comme iOS est dérivé de Mac OS X. L’intérêt est de permettre aux développeurs Windows de porter facilement leurs applications d’une plateforme à l’autre.

On peut imaginer des téléphones sous architecture Intel qui pourraient accueillir des versions adaptées de logiciels Windows. Car du séquenceur à l’instrument virtuel, la logithèque musicale de Windows est infinie.

Du côté des tablettes, Microsoft se lance dans le matériel. Singeant la stratégie intégrée d’Apple, la firme de Redmond va proposer d’ici la rentrée deux modèles baptisés Surface. La première tournera comme l’iPad sur processeur de type ARM (fourni par Nvidia dans ce cas) avec Windows 8 RT, et n’acceptera que les nouvelles applications.

La seconde Surface sortira trois mois plus tard et tournera sur processeurs Intel avec Windows 8 Pro. Cette fois, toute la logithèque actuelle sera compatible, même si on imagine que l’interface des applications devra être repensée pour le tactile.

Du point de vue du musicien, ces annonces sont de bonnes nouvelles puisque Windows a démontré qu’elle pouvait être une plateforme qui rivalise avec Mac OS X. Il ne lui reste plus qu’à réussir sa transition vers le tactile. Cela apportera une vraie concurrence à Apple que Google n’est pas capable d’assumer.